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Actualités scientifiques

Une collaboration internationale à laquelle participe le LSCE-IPSL a établi un lien, dans l'hémisphère nord, entre un printemps précoce, marqué par un verdissement important de la végétation, et l'été sec et caniculaire qui lui succède.

Une mission aéroportée et océanographique d’envergure au large de l’île de la Barbade s’apprête à étudier deux grandes inconnues du climat : les cumulus d’alizés et les tourbillons de petite échelle dans l’océan. Cette campagne internationale se déroulera du 20 janvier au 20 février 2020 et sera l’objet de nombreuses innovations en matière d’observation de l’atmosphère et de l’océan. Elle devrait aider à réduire les incertitudes sur la vitesse et l’amplitude du réchauffement futur. 

Grâce à des modèles utilisant des données satellitaires, une collaboration internationale impliquant le LSCE-IPSL montre que le verdissement de la Terre, à l'œuvre depuis quarante ans, aurait modéré le réchauffement global de 0,2 à 0,25°C. Son analyse détaille la géographie, les causes et les conséquences de ce phénomène.

Mars se vide plus rapidement de son eau que ce que la théorie et les observations passées laissaient penser. La disparition progressive de l'eau se déroule dans la très haute atmosphère de Mars. Une équipe de recherche vient de mettre en évidence que la vapeur d’eau s’accumulait en grande quantité, dans des proportions inattendues, à plus de 80 km d’altitude dans l’atmosphère martienne.

L’éruption Holuhraun du volcan islandais Bárðarbunga en 2014-2015 a généré, de la France jusqu’au nord de la Scandinavie, une vaste pollution de l’air au dioxyde de soufre gazeux mais également aux particules fines et persistantes que sont les aérosols sulfatés. C’est ce que vient de montrer une équipe internationale après avoir analysé les observations du réseau européen de mesures au sol de la qualité de l’air EMEP (European monitoring and evaluation programme) et des mesures issues d’une technologie récente permettant le suivi de la composition chimique des aérosols par spectrométrie de masse.

Les « hautes terres » de l’hémisphère sud de la planète Mars sont considérées comme des terrains homogènes dont l’origine remonte à plus de quatre milliards d’années. Une équipe de planétologues français et américains vient de mettre en évidence un morceau de croûte singulier à l’intérieur de ces « hautes terres ».

A la suite de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima,survenu en mars 2011, les autorités japonaises ont décidé de mener d’importants travaux de décontamination dans la région touchée,une zone de plus de 9000 km2. Ce 12 décembre 2019, la majeure partie de ces travaux étant terminée, la revue scientifique SOIL de l'Union européenne des géosciences (EGU) publie la synthèse d’une soixantaine de publications scientifiques, donnant un aperçu des stratégies de décontamination utilisées et deleur efficacité, en se concentrant sur le radiocésium. Ce travail résulte d’une collaboration internationale, conduite par Olivier Evrard, chercheur du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE-IPSL /CEA/CNRS/UVSQ).

Le Global Carbon Project (GCP) publie aujourd'hui son analyse annuelle des tendances du cycle global du carbone et l’estimation 2019 des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) fossile. Les principaux résultats : (i) Les émissions mondiales de CO2 devraient augmenter de 0,6% en 2019 (fourchette: -0,2% à +1,5%) en raison d'une baisse de l'utilisation du charbon compensée par la croissance de l'utilisation du gaz naturel et du pétrole. L'utilisation de gaz naturel est le principal facteur qui explique cette croissance depuis 2012. (ii) Cette croissance continue des émissions entraîne une augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère. (iii) En 2019, les émissions de l'UE28 et des États-Unis diminuent lentement tandis que les émissions de la Chine et de l’Inde continuent de croître.

L'instrument IASI surveille les feux australiens qui se déroulent actuellement en Australie et dont les fumées ont déjà atteint le Chili.

De nouveaux résultats issus de la mission Tara Oceans, initiée par la Fondation Tara Océan entre 2009 et 2013, en collaboration avec le CNRS, l’EMBL, le CEA, Sorbonne Université et l’université Paris Science Lettres montrent que la diversité et les fonctions des espèces planctoniques dans l'océan mondial changent radicalement, selon la latitude.