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Actualités scientifiques

La dernière version de la base internationale de données SOCAT (Surface Ocean CO2 atlas) a été rendue publique le 19 Juin 2017. Cette base, qui rassemble maintenant 21.5 millions d’observations du dioxyde de carbone dans les eaux de surface de l’océan mondial, est le fruit d’une collaboration internationale initiée il y a dix ans et à laquelle participe le LOCEAN.

L’existence d’un lien entre la composition isotopique en xénon terrestre et celle de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko vient d’être mise en évidence par un consortium international de chercheurs, grâce à l’instrument Rosina de la sonde Rosetta de l’ESA.

Une étude interdisciplinaire a évalué l’impact que pourrait avoir, au cours du 21e siècle, une fonte accélérée de la calotte de glace groenlandaise sur un des écosystèmes agricoles les plus vulnérables de la planète, le Sahel, et sur ses populations. L’aridification régionale ferait disparaître la culture vivrière de sorgho et de millet, entraînant l’exode de dizaines, voire de centaines, de millions de personnes.

Le Sahel évoque communément des images de sécheresse du fait des déficits pluviométriques extrêmes qui ont touché la région dans les décennies 1970 et 1980. Une facette moins connue du climat sahélien vient d’être dévoilée par des chercheurs de laboratoires anglais et français qui ont mis en évidence un triplement de la fréquence des pluies extrêmes au cours des 35 dernières années.

Une équipe de chercheurs du LOCEAN/IPSL a étudié des données anciennes et récentes de salinité de surface de l’océan Atlantique et ont pu montrer qu’une partie substantielle de la variabilité de la salinité de surface était reliée aux modes AMO (Atlantic meridional oscillation) et NAO (North atlantic oscillation) et donc due à la variabilité climatique naturelle. Ils ont également pu assigner une contribution anthropique à certaines tendances à long terme.

Une équipe internationale comprenant des chercheurs de quatre laboratoires français vient d’identifier une nouvelle façon de réduire l’incertitude associée aux projections de la production marine primaire. Il s’avère ainsi que le changement climatique pourrait affaiblir le développement phytoplanctonique, notamment de plus de 10 % d’ici 2100 dans les océans tropicaux dans le cadre d’un scénario de laisser-faire.

La première base de données permettant d’établir la cartographie, à une grande résolution spatiale, de toutes les zones humides de notre planète et de leur évolution entre 1993 et 2007 vient d’être construite à partir d’un large ensemble de données satellitaires et d’algorithmes "big data". Elle devrait contribuer à l’amélioration de notre compréhension de l’hydrologie continentale.

Le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique est un substrat essentiel qui permet aux plantes terrestres de croître, la photosynthèse étant le mécanisme biochimique via lequel ce gaz est assimilé par les plantes. En s’appuyant sur des simulations informatiques et des mesures, dans les glaces de l’Antarctique, de l’évolution atmosphérique d’un composé soufré analogue au CO2, une équipe de scientifiques a mis en évidence un aspect méconnu de l’action à grande échelle de l’être humain sur la nature puisque l’assimilation du CO2 par les plantes a cru d’environ 30% au cours du XXème siècle.

Les anomalies saisonnières, telles que la douceur de l’hiver et l’automne 2014 en France ou les faibles chaleurs de l’été 2014 au Japon, ont une influence non négligeable sur le bilan des émissions de CO2 des pays. Si, sur le long terme, l’activité économique d’un pays est le premier facteur impactant les évolutions des émissions de CO2, les chercheurs montrent que les anomalies météorologiques inter-annuelles ont aussi un effet mesurable sur les émissions d’un grand nombre de pays, en lien avec les besoins en chauffage et en climatisation.

Au cours de la dernière décennie, la mission internationale de Cassini a révélé une intense activité au Pôle Sud de la lune glaciale de Saturne, Encelade, avec des fractures chaudes qui dégagent des jets riches en eau qui font allusion à une mer souterraine. Une nouvelle étude internationale basée sur des observations par micro-ondes de cette région montre que la lune est plus chaude que prévu juste quelques mètres sous sa surface glacée.