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Actualités scientifiques

L’Accord de Paris s’est construit autour d’un objectif central, annoncé dès l’article 2 : limiter le réchauffement climatique à 2°C, et si possible à 1,5°C. Cette finalité de long terme est assortie d’un jalon plus opérationnel dans l’article 4 : atteindre le « zéro émissions nettes » dans la seconde moitié du siècle. Cette note, rédigée par le Groupe Interdisciplinaire sur les Contributions Nationales (GICN), discute les choix possibles et leurs implications.

L’Antarctique et l’océan austral sont étroitement connectés avec le reste du Globe. Les choix qui seront faits au cours des dix prochaines années, et les changements environnementaux et climatiques qui en résulteront, auront des conséquences à long terme pour cette région et la planète entière. C’est la conclusion d’une étude scientifique internationale et multidisciplinaire qui paraît aujourd’hui dans la revue Nature.

Pour la première fois, des mesures de fer dans le Pacifique Sud-Ouest révèlent que des apports sous-marins hydrothermaux peu profonds dans la région de l'Arc des Tonga fertilisent les eaux éclairées de cette vaste région. Ces résultats obtenus par une équipe française apportent un nouvel éclairage sur le fonctionnement des écosystèmes pélagiques de cette région.

La nouvelle définition du rayon solaire adoptée par l'UAI en 2015 est confrontée aux observations directes

La dernière version de la base internationale de données SOCAT (Surface Ocean CO2 atlas) a été rendue publique le 19 Juin 2018. Cette base, qui rassemble maintenant 24 millions d’observations du dioxyde de carbone dans les eaux de surface de l’océan mondial, est le fruit d’une collaboration internationale initiée il y a onze ans et à laquelle participe le laboratoire LOCEAN.

Une équipe internationale a analysé l'évolution de 1980 à 2017 de la colonne intégrée d’ozone à l'intérieur du vortex antarctique pour le mois de septembre et la période de destruction maximale de l’ozone (15 septembre - 15 octobre). Ils ont ainsi pu confirmer l’augmentation significative du contenu intégré d’ozone pour le mois de septembre et surtout mettre pour la première fois en évidence une augmentation de ce contenu durant la période de destruction maximale. Ils ont également pu confirmer ce rétablissement de l'ozone antarctique à partir d’autres paramètres, dont notamment la diminution de l’occurrence des très faibles valeurs d’ozone.

Le ralentissement du réchauffement climatique, au début des années 2000, a attiré l'attention des médias et a suscité un intérêt scientifique considérable. Les travaux d’une équipe internationale confirment et précisent que les facteurs dominants dans ce ralentissement sont la combinaison d’une phase négative de l’Oscillation interdécennale du Pacifique, d’une irradiation solaire légèrement réduite et d’un effet de refroidissement dû aux éruptions volcaniques. Ces résultats montrent également que le forçage anthropique reste de loin le facteur le plus important du changement climatique à long terme.

Des chercheurs ont montré que la distribution spatiale des dépôts de plutonium dans les sols de la région de Fukushima suit globalement celle du radiocésium également émis lors de l'accident de 2011. De plus, l'analyse des sédiments de rivière au fil des années a mis en évidence une diminution de moitié de la concentration en plutonium entre 2011 et 2014.

Toutes les secondes, près de 30 millions de mètres cubes d’eau profonde relativement chaude et riche en carbone remontent à la surface de l’océan, sous la banquise antarctique. Cette "pompe", qui alimente la circulation océanique et les échanges de chaleur et de carbone entre les profondeurs et la surface de l’océan, dépend de façon cruciale de la distribution régionale des précipitations et de la banquise. Elle est donc très sensible à la variabilité et aux changements climatiques. Pour la première fois, une équipe franco-australienne a estimé les flux de cette pompe à partir d’observations.

Un lanceur Atlas V a injecté vers Mars, InSight (INterior exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport), la 12e mission du programme Discovery de la NASA. Objectif : mieux comprendre la structure interne de Mars, les étapes de sa formation et son évolution. Le laboratoire de météorologie dynamique (LMD-IPSL) est impliqué dans l'analyse des mesures météorologiques à bord d'InSight et dans l'évaluation du bruit atmosphérique capté par les sismomètres.