Accueil > Actualités > Actualités scientifiques

Actualités scientifiques

Le 20 octobre à 03:45 (heure de Paris), la mission spatiale BepiColombo sera lancée depuis le Centre Spatial de Kourou en Guyane, à destination de la planète Mercure. La mission embarquera seize instruments scientifiques, parmi lesquels le spectromètre PHEBUS conçu sous la responsabilité scientifique et technique du LATMOS.

Ce lundi 8 Octobre, le GIEC a publié le « résumé pour décideurs » du rapport spécial sur le « réchauffement à un degré et demi au-dessus des températures de l’ère pré-industrielle ». Ce rapport examine ce que la limitation du réchauffement climatique à 1 degré et demi implique tant en termes de conséquences climatiques et de leurs impacts qu’en termes de conditions pour y parvenir, et les choix que cela suppose.

Le Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C a été approuvé samedi par le GIEC à Incheon, en République de Corée. Élément scientifique clé, il sera au coeur de la Conférence sur les changements climatiques qui se tiendra dans la ville polonaise de Katowice en décembre et lors de laquelle les gouvernements feront le point sur l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

Parmi les récipiendaires du Programme investissement d’avenir Equipex, le projet national CLIMCOR a voulu doter la communauté des sciences de l'Univers et de l'environnement d'une gamme d'outils permettant d'acquérir des enregistrements d'une qualité jusqu'ici inaccessible dans les 3 domaines majeurs dans lesquels le carottage est pratiqué : la glace, le continent et l'océan, en complément de l'existant disponible au sein du Centre de carottage et de forage national du CNRS-INSU.

Evaluer la contribution des éruptions volcaniques à la chimie atmosphérique et leur impact environnemental, à travers le comportement du brome dans les magmas, ce sont les travaux qui viennent d’être publiés dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

La publication et l’exploitation de deux bases de données paléoclimatiques par une équipe internationale ont permis l’étude de l’expression spatiale et temporelle de la variabilité climatique multidécennale dans la région arctique-subarctique. La haute résolution temporelle des séries utilisées a également permis aux chercheurs de s’intéresser à la question du lien entre le signal climatique enregistré par les données paléoclimatiques et celui contenu dans les données instrumentales.

La détection des éclairs, des phénomènes dangereux et complexes, offre la possibilité de suivre en temps réel la position et la sévérité des orages. Une campagne de mesure inédite en Europe aura lieu du 13 septembre au 12 octobre 2018, durant une partie de la saison orageuse corse, pour mieux comprendre les processus à l'origine des éclairs et leurs liens avec les nuages d'orage.

Plusieurs résultats récents expliquent les liens entre les épisodes de sécheresse et les échanges de CO2 entre la végétation et l’atmosphère. L’impact de ces divers phénomènes sur la croissance du CO2 atmosphérique à l’échelle globale n’est pas négligeable.

Le Sahel est une des régions les plus vulnérables au monde et son avenir climatique reste extrêmement incertain. Une équipe de chercheurs vient de reconstruire l’histoire du bilan hydrique au Sahel depuis 1600 ans, à partir de l’analyse géochimique de coquillages fossiles de l’estuaire du Saloum au Sénégal. Le climat des dernières décennies apparaît comme une situation de sécheresse extrême et sans précédent, résultat d’une aridification commencée abruptement il y a 200 ans. Sur toute la période d’étude, les précipitations se montrent d’autant plus faibles que les températures globales sont élevées, en accord avec les théories climatiques qui prédisent une aggravation future de la sécheresse de cette région.

Pour la première fois, la production photochimique d’ozone lors du transport transfrontière dans la très basse troposphère (au-dessous de 3 km d’altitude) a été quantifiée à l’aide uniquement de données spatiales. Cette estimation a été effectuée utilisant la seule méthode satellitaire actuelle capable d’observer l’ozone dans la très basse troposphère, reposant sur la synergie des mesures dans l’infrarouge et l’ultraviolet des sondeurs IASI et GOME-2. Cette avancée majeure va permettre de mieux quantifier l’origine de la pollution à l’ozone et son export transfrontière, et d’améliorer la prévision de la qualité de l’air aux échelles régionales et globales.