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Actualités scientifiques

Une équipe scientifique internationale impliquant des chercheurs de l’UPEC, des universités d’Orléans, Paris-Sud et Grenoble Alpes, et du CNRS, a déterminé la composition élémentaire des poussières de la comète Tchouri explorée par la mission Rosetta de l’ESA. Ces mesures révèlent l’un des matériaux les plus riches en carbone et les moins altérés jamais explorés dans le Système solaire.

Les forages profonds dans les calottes polaires permettent de reconstruire les variations climatiques et environnementales passées et de mieux comprendre le fonctionnement du système climatique. Une équipe internationale vient de réussir, en combinant observations radar et modélisation, à déterminer plusieurs sites potentiels de glace vieille de 1,5 million d’années à proximité de la base franco-italienne Concordia en Antarctique de l’Est.

La mesure précise du spectre solaire hors atmosphère et de sa variabilité constituent une entrée fondamentale pour la physique solaire, la photochimie atmosphérique terrestre et le climat de la Terre. Le rôle de la variabilité solaire sur le changement climatique reste un sujet d’intérêt scientifique et sociétal fort. Une équipe scientifique internationale a déterminé avec précision un nouveau spectre solaire de référence à partir des mesures réalisées par l’instrument SOLAR/SOLSPEC à bord de la station spatiale internationale. 

L’océan profond est un immense réservoir de carbone, de chaleur et de nutriments dont le renouvellement conditionne l’influence de l’océan sur les variations lentes du climat. Une équipe de chercheurs vient de démontrer que la distribution verticale du plancher océanique permet de prédire le mouvement et le renouvellement des eaux profondes des bassins Pacifique, Indien et Atlantique. Cette meilleure connaissance de la circulation océanique profonde devrait permettre de mieux comprendre et quantifier l’influence de l’océan profond sur les transitions climatiques passées et à venir.

Une collaboration internationale publie dans Science Advances, le 8 novembre 2017, une synthèse sur deux épisodes climatiques au cours desquels la Terre fut couverte de glace et de neige. Cet article dresse le bilan de plus de 35 ans de recherches et de polémiques scientifiques sur le fonctionnement d’une Terre « boule de neige » très éloigné de ce que nous connaissons aujourd’hui.

Une équipe internationale vient de mettre en évidence que les changements de température de l’hémisphère nord qui se sont produits il y a environ 5000 ans constituent l’un des facteurs déterminants de la fin brutale de la période dite du Sahara vert.  Les futurs changements de température aux hautes latitudes de l’hémisphère nord pourraient donc avoir d’importantes répercussions sur le cycle hydrologique saharien.

Avec le soutien du programme MERMEX/MISTRALS du CNRS-INSU, une équipe internationale1 (dont des chercheurs du LSCE-IPSL) vient de réaliser une synthèse des différentes régionalisations proposées jusqu'ici pour la mer Méditerranée. Cette synthèse constitue un référentiel spatial pertinent pour la mise en place de futures actions de gestion et de protection des écosystèmes marins en Méditerranée. Elle permettra également de guider les futures études écologiques et biogéochimiques en mer Méditerranée, en aidant notamment à la planification de campagnes en mer.

Le ciel doré de Nantes ce lundi. Photo Ouest-France Franck Dubray

Lundi 16 octobre 2017. Les habitants de la côte atlantique française, de Bretagne en particulier, ont passé la journée dans une curieuse lumière et sous un ciel sépia de couleur orangée. Cette ambiance digne d’un film de science-fiction était due en partie à de grosses quantités de poussière de sable arrachées du Sahara, et en partie aux nuages de fumée qui proviennent des feux au Portugal et transportées jusqu’à nos latitudes, notamment par les vents violents provenant de l’ouragan Ophélia. Ce phénomène, pas si courant sur nos contrées, a été observé à 50mn d’intervalle par les deux sondeurs infrarouge IASI volant à bord des satellites METOP-A et METOP-B dédiés à l'observation météorologique et à l'étude de l’atmosphère terrestre. Des estimations de l’épaisseur optique et du monoxyde de carbone (CO) sont effectuées quotidiennement et en quasi temps réel (J-1) dans les laboratoires de l’IPSL.

Une étude internationale montre que les éruptions volcaniques stratosphériques peuvent déclencher des événements El Niño dans le Pacifique. Les chercheurs ont identifié pour la première fois les mécanismes physiques à l’œuvre : le refroidissement de la surface du continent africain, qui diminue l’intensité de la mousson et provoque une « anomalie de chaleur » à l’origine d’un coup de vent d’Ouest responsable du déclenchement d’El Niño.

Les températures estivales ont battu des records historiques cet été dans la région euro-méditerranéenne, en moyenne comme en pointe. En combinant de grands ensembles de simulations numériques et les observations disponibles, des chercheurs ont conclu que les températures record de l'été 2017 ont désormais 10 fois plus de chances de se produire, voire davantage, que si les concentrations de gaz à effet de serre n'avaient pas été modifiées par l'homme.